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Le cadre réglementaire
- 1982 loi
de décentralisation ;
l’Etablissement Public Local d’Enseignement
devient acteur dans le développement du territoire
- 1989 loi
d’orientation
sur l’éducation– Art. 18
«… Les établissements scolaires et universitaires organisent
des contacts et des échanges avec leur environnement économique
culturel et social. »
- 1999 loi n°99-587
sur l’innovation et la
recherche – Art.9 « Les enseignants peuvent, sur des bases contractuelles,
développer des prestations de services à titre onéreux en
vue de réaliser des actions de transfert de technologie. »
- 2000 décret
d’application n° 2000—632 instituant une indemnité en
faveur des personnels des EPLE participant à des actions en faveur du
transfert de technologie
Les Contrats de Plan Etat - Région définissent le concept de plates-formes
technologiques
- 2001 décret
n°2001-1227 relatif au Groupement
d’Intérêt Public Transfert de Technologie
-
2002 circulaire n°2002-263 du 27/11/2002 – Réf. :
art. L. 423-3 et L. 912-2 du code de l’éducation - Actions d’innovation
et de transfert de technologie assurées par des lycées d’enseignement
général et technologique et des lycées professionnels
-
2003 circulaire n° 2003-036 du 27/02/2003 – précisant
l’apport du lycée des métiers dans la politique de valorisation
des voies professionnelle et technologique et les modalités de sa « labellisation ».
« Le lycée
des métiers a vocation à constituer
un centre de ressources pour le tissu économique
local. Il peut fédérer ses ressources
avec d'autres centres de formation - lycées,
universités et leurs instituts, écoles
d'ingénieurs, écoles supérieures
de commerce... - et avec des partenaires économiques
afin de constituer une plate-forme technologique.
Il peut assurer, par voie de convention avec les
entreprises, des prestations en vue de réaliser des actions de transfert de technologie. »
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La
gestion des coopérations au sein de l’établissement
scolaire
Le vote du Conseil d’Administration
inscription au projet d’établissement
et indemnisation des personnels
Dès la loi d’orientation
de 1989, le législateur a incité les établissements
scolaires à organiser des contacts et des échanges
avec leur environnement économique, culturel et
social. Mais le législateur a précisé que
ces actions doivent être inscrites
au projet de l’Etablissement.
La loi sur l’innovation et la recherche
du 12 juillet 1999 dans son article 9 autorise les enseignants
des lycées technologiques et professionnels à réaliser
des prestations à titre onéreux pour le
compte d’entreprises.
Son décret d’application
en date du 30 juin 2000 fixe, quant à lui, les
conditions dans lesquelles ces actions peuvent être
réalisées. Il stipule notamment que « le
Conseil d’Administration fixe, après déduction
des frais supportés pour la réalisation
de ces activités, la part des ressources affectées… »
On comprend bien dès lors que
la gestion des coopérations et prestations technologiques
développées au sein d’un EPLE nécessite
au préalable la DEFINITION D’UN CADRE POLITIQUE
GENERAL ;
La circulaire du 27 novembre 2003 stipule
notamment que « les
prestations aux entreprises doivent être prévues
par le projet d’Etablissement et font l’objet
de conventions avec les entreprises ».
Qu'en est-il, dans ces conditions de
l’indemnisation des personnels de l’EPLE
qui développement des actions
en faveur de l’innovation et du transfert de technologie
en dehors de leurs obligations statutaires de service ?
Des actions inscrites
au projet de l’établissement : le
cadre de l’indemnisation
Seuls les
EPLE, en qualité de personnes morales, sont
habilités à percevoir le fruit des prestations
réalisées pour des entreprises par des
personnels de l’établissement.
Jusqu’en 2000, dans le cadre des fonds d’expertise et fonds consultants
- dispositif spécifique de soutien à l’innovation en Rhône-Alpes-
le Conseil Régional Rhône-Alpes (via le Réseau de Diffusion
Technologique Présence Rhône-Alpes) indemnisait aussi bien les
enseignants-experts (personnes physiques) que les établissements (personnes
morales) dont étaient issus les experts.
Depuis le décret du 30 juin 2000, ce n’est plus possible.
En conséquence, qu’il s’agisse de subventions
publiques (type fonds d’expertise soutenus
par le Conseil Régional Rhône-Alpes) ou d’un financement
direct par une entreprise ( facturation
par l’EPLE), le décret n°2000-632
du 30 juin 2000, relatif à l’indemnisation
des personnels développant des actions en faveur du transfert et de
l’innovation technologiqueen dehors de leurs obligations statutaires
de service permet à ces établissements
d’indemniser eux-mêmes leurs personnels.
Comme l’indique le texte, il convient au préalable de proposer
au Conseil d’Administration de l’établissement un cadre
pour la gestion et le suivi de ces actions.
L’observation de la pratique nous permet de voir qu’en règle
générale, le principe est
proposé et voté en Conseil d’Administration (typologie
des coopérations et prestations concernées, personnels bénéficiaires
d’une indemnité, montant de l’indemnité) puis les
prestations réalisées font l’objet d’une information
devant le CA.
A noter : lors de la présentation du principe en Conseil d’Administration,
il convient sans-doute de préciser en quoi les prestations et coopérations
technologiques participent à l’amélioration de l’outil
de formation….et au rayonnement de l’établissement sur
son territoire…
Des actions qui font l’objet de conventions
avec des entreprises : étape préalable indispensable à l’indemnisation
des personnels
Les personnels de l’établissement qui développent ces actions
sont indemnisés à partir des fruits générés
par ces prestations. Pour encaisser le fruit des prestations, l’établissement
aura besoin d’identifier la provenance des sommes et surtout, aura besoin
d’un justificatif pour encaisser ces sommes. Il convient donc, au commencement
de l’action, de signer une convention (ou contrat ou devis) dans le cadre
d’une coopération directe avec l’entreprise ou formulaire
type pour une prestation entrant dans le cadre d’un dispositif spécifique
(ex : fonds d’expertise, fonds consultants, PTR, CORTECHS).
Le cas de prestations entrant dans le cadre d’un dispositif d’aide
publique :
Pour information, ce sont les Conseillers en développement
technologique (CDT) des chambres consulaires
qui prescrivent ces aides publiques à l’innovation technologique.
A l’issue du tout premier contact avec l’entreprise (qui doit théoriquement
se faire en présence du CDT), il convient de signer très rapidement
le formulaire adéquat (fourni et préalablement rempli par le
CDT). A défaut, l’enseignant-expert s’engage dans une relation
avec l’entreprise et prend le risque de n’être pas indemnisé au
regard du travail fourni.
Une fois le processus enclenché, l’accord
sera donné ou refusé par le financeur (Région ou OSEO
ANVAR dans le cas d’une PTR) et l’établissement est informépar
courrier. En principe, la réponse
parvient à l’établissement dans un délai de 15 jours à 1
mois maximum après la date de demande pour les fonds d’expertise
et fonds consultants.
Le processus d’indemnisation des personnels au sein de l’établissement
peut logiquement être enclenché à réception de l’accord
de financement.
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Facturation
Le cas d’une
prestation en direct avec une entreprise
Dans le cas de l’achat pur et simple d’une prestation à l’établissement
par une entreprise cliente, il convient de facturer le
coût de la prestation à l’entreprise (ou dédommagement)
et d’en attendre le paiement avant le déclenchement de l’indemnisation
des personnels.
L’indemnisation des personnels du lycée
Enfin, s’agissant de l’indemnisation à proprement
parler, il convient de signaler qu’il s’agit bien effectivement
d’une indemnité et non pas d’une
rémunération.
Le choix des bénéficiaires de cette indemnité ainsi que
le montant est laissé à l’appréciation de l’établissement.
La pratique nous permet de constater qu’en
règle générale, ce sont les enseignants-experts concernés
qui sont bénéficiaires (forfait en fonction du temps passé)
et un pourcentage est affecté aux frais de gestion.
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